Regardant par la fenêtre, elle se remémore, les après-midi aigres-douces de son insouciance perdue au cours desquelles sa propre grand-mère l'avait persuadée qu'elle pouvait, elle aussi, savoir et ressentir les évènements à venir.
- Le moment venu tu comprendras, disait-elle, tu n'as pas à en avoir peur.
Mais pourquoi une telle malédiction devait-elle lui échoir ? Pourquoi à un âge si tendre ses nuits étaient peuplées d'images de carnage et d'éviscération ? Pire encore, on lui intimait de ne pas les oublier pour être prête le moment venu. Prête à quoi ?
Aujourd'hui, elle le sait.
Émergeant de ses souvenirs, elle s'aperçoit que le bus s'est presque totalement vidé. Les trois rencontres de l'après-midi se sont évanouies dans la marée urbaine.
Un voile d'encre menace déjà d'engloutir la ville. Les lumières de la ville tentent pâlement de ...(je tombe de sommeil, v pas plus loin)...
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